Aperçus historiques de Saint Pavace

d'après l'ouvrage "Saint Pavace, son village..." de Jean LEMMET

Les origines

SaintsAucune découverte archéologique ne permet de penser à une occupation du territoire aux temps préhistoriques, rien non plus ne laisse croire à l'installation d'une villa gallo-romaine, ce qui ne veut pas dire que l'espace à cette époque soit resté inoccupé.

La paroisse doit son nom au troisième évêque du Mans, Pavace, selon la légende compagnon de Julien et de Liboire, et à qui l'on attribua nombre de miracles dans la contrée, guérissant malades et paralytiques, éloignant la peste qui sévissait et, sans doute son plus grand titre de gloire, maîtrisant un dragon qui terrorisait la région (lutte contre le paganisme).

Vers 830 Aldric, alors évêque du Mans, fonda le monastère de Saint-Sauveur en bordure de la rivière Sarthe dans un lieu malfamé car fréquenté par des voleurs et des courtisanes. Il fit transporter le 9 juillet 840 les reliques de saint Pavace dans ce monastère dont la basilique devint l'église paroissiale de Saint-Pavace.

Le sanctuaire de Saint-Sauveur fut détruit au IX° siècle et remplacé par une église qui serait celle que nous découvrons aujourd'hui et qui comporte un appareillage fort ancien.

Le 28 avril 1621 une confrérie fut fondée en l'honneur de saint Pavace;

 

Pendant longtemps une vocation presque uniquement rurale

L'abbaye Saint Vincent, avec le chapitre de la Cathédrale, possédait dans la paroisse la quasi-totalité des exploitations, bordages et métairies : « le Breuil », « les Ruches », « les Chaintres », « les Mantellières », « les Aillandes », « Riolas » et « la Cour » « la Mue ». La Sarthe faisait tourner trois moulins, le moulin aux Moines, le moulin Domet et Moulin l'Evêque, ce dernier subira plusieurs transformations avant d'être totalement abandonné.

 

Résidences et habitations remarquables

Dans le bourg, La Cour, ancienne seigneurie dont le bâtiment comporte des éléments du XV° ou XVI° siècle.

Plusieurs lieux-dits : les Perrotières, fief le plus ancien et le château de Chêne de Cœur du XVIII° siècle, Bougeance construction du milieu du XIX° siècle ainsi que les Caillères, la Bellevaudière, La Hamerie, La Mue....

 

Une célébrité sarthoise aux Caillères

François René Pierre MENARD DE LA GROIE (16 octobre 1742 - 12 août 1813)

Il est né au Mans où il effectue des études de droit qui l'amène à acheter en 1767 la charge de Conseiller du roi en la Sénéchaussée et Siège présidial du Mans. En 1772 il se marie à Anne-Marie Gasnier, le couple aura cinq enfants.

Par héritage paternel il devient propriétaire de la Petite Caillère qu'il réunit à la Grande Caillère par l'achat de cette propriété en 1779.

En 1788 partisan de la fronde parlementaire il est exilé, par lettre de cachet, à Le Blanc (dans l'Indre). Amnistié, il revient au Mans et le 24 mars 1789 il devient député du Tiers-Etat et représente la ville du Mans aux Etats Généraux. Son épouse avec ses enfants partagera son temps entre la demeure mancelle rue du Bouquet et la métairie de Saint-Pavace. De Paris, François Ménard de la Groie va envoyer à son épouse quelques 220 lettres d'avril 1789 à décembre 1791 date à laquelle il rentre au Mans et en assume la charge de maire le 8 nivôse de l'an II de la République. Il est destitué le 16 frimaire de l'an III. N'importe, il suit les virages politiques avec opportunité et est élu au Conseil des Cinq-Cents le 28 floréal de l'an IV et revient donc à Paris tandis que son épouse demeure au Mans et à Saint-Pavace, s'occupant activement des biens familiaux.

Il achèvera sa carrière, passablement agitée, en qualité de Premier Président de la cour Impériale d'Angers et sera même élevé au titre de Baron d'Empire. Il meurt en son hôtel Gohin d'Angers le 12 août 1813.

Son fils Hyppolite Ménard de la Groie le dernier de ses enfants, né tardivement en 1793, ancien garde du corps de Louis XVIII, après avoir quitté l'armée habitera les Caillères en Saint-Pavace et sera élu maire de la commune.

 

Autres personnalités marquantes palvinéennes

  • Aimé Ogier d'Ivry
  • Almire-René-Jacques Le Pelletier de la Sarthe
  • Paul Alexandre Détrie
  • Paul Cordonnier
  • Anne Le Borgne de la Tour
 

La disparition des statues de Saint-Pavace

Les statues

 

 

 

 

L'affaire des statues de l'église de Saint-Pavace a défrayé les chroniques de l'époque (1927)

Vous  trouverez la narration de cet épisode de la vie communale telle que  les articles de L'OUEST-ECLAIR (septembre 1927 - décembre 1927) nous l'ont relaté.

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La disparition des statues